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Performances

PERFORMANCES

Avec les performances, je cherche à me connecter aux spectateurs en prenant le risque de l’improvisation, l’improvisation avec des musiciens, l’improvisation où rien n’est décidé d’avance, demander aux spectateurs de danser avec moi et éventuellement les mettre en scène spontanément. Par rapport à mon travail de recherche qui nécessite beaucoup de temps pour créer, dans le cadre des performances, je cherche à communiquer directement avec les gens sur place et à trouver une solution ensemble. Cette forme me plaît beaucoup car j’ai une grande liberté, et les spectateurs aussi, ils peuvent éventuellement participer. Il m’est arrivé de danser avec les chaussures d’une spectatrice, le chapeau d’un spectateur tout en faisant danser un jardinier. J’aime le faire avec l’accompagnement de musiciens qui savent me soutenir et partager des idées comme par exemple Peter Corser ou Joël Grare. Ce sont souvent dès moments magiques et inattendus.
Kaori Ito

Kaori Ito est entrée la première sur la scène du Triton. Et là, on a eu un peu peur pour Médéric Collignon. Malgré sa robe blanche, ses longs cheveux dénoués, sa beauté de porcelaine, elle avait l'air d'un petit taureau. Sur la scène, un petit clavier est accroché à environ 1, 80 mètres de hauteur. Kaori considère l'objet, et tente quelques notes (...) en regardant le public. Elle a ondulé lascivement avec lui comme s'il s'agissait d'une balançoire, avant de tenter d'en jouer avec le pied en levant très haut sa jambe. (...) Médéric rampe, accroché à son monotron. Kaori Ito le regarde du coin de l'oeil en se balançant au clavier. Puis elle s'approche de lui, on va voir ce qu'on va voir, elle met le pied sur le monotron, puis s'intérèsse au porteur du monotron, et en particulier à son diaphragme sur lequel elle tambourine allègrement, ce qui arrache à Médéric des hurlements qui ne manquent ni de sincérité ni de volume. Et donc il crie, hurle, braille, vocifère mais ne lâche pas son monotron. Heureusement, la versatile Kaori néglige bientôt de le martyriser.

Jean-François Mondot - Jazz Magazine (6 février 2017)

Sa présence est un mélange de grâce fragile, de rigueur, de technique irréprochable et d’une fantaisie légère qui va s’accélérer tout au long du concert pour devenir une frénésie d’enfant terrible. Eric Lareine fait son entrée. Kaori Ito entreprend l’ascension du chanteur par la face nord pendant qu’imperturbable ou presque, il continue de chanter, les lunettes de guingois, la belle perchée sur son dos ou suspendue par les jambes à ses épaules.
Indescriptible est le spectacle ; indescriptible l’état du public devant ce déchaînement d’intelligence, de sensibilité et de drôlerie. Rappels, bien sûr, et cette très particulière difficulté à quitter les lieux qui frappe le spectateur au sortir d’un concert mémorable. Nous sommes restés longtemps au foyer du théâtre.
Je renonce à en écrire plus : tu n’avais qu’à être là, après tout.

Diane Gastellu - Citizen Jazz (20 octobre 2014)

Dates

  • 13 décembre 2018 • Les Lilas (FR) • Le Triton • Avec Théo Ceccaldi
  • 08 novembre 2018 • Les Lilas (FR) • Le Triton • Avec Élise Caron
  • 14 octobre 2018 • Versailles (FR) • Château de Versailles • Dans le cadre de l'exposition de Hiroshi Sugimoto
  • 21 septembre 2018 • Les Lilas (FR) • Le Triton • Avec Émile Parisien

Partenaires

Kaori Ito est artiste associée à la MAC de Créteil, en compagnonnage artistique avec KLAP Maison pour la danse et artiste en résidence au CENTQUATRE. • La compagnie Himé reçoit le soutien de la Fondation BNP Paribas pour l’ensemble de ses projets depuis sa création en 2015. • La compagnie Himé est subventionnée au titre de l’aide à la structuration par la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de- France – Ministère de la Culture et de la Communication, la Région Île-de-France et le Département du Val-de-Marne . • La compagnie Himé est soutenue à la diffusion par ARCADI – Île de France et Pro Helvetia